Quelle différence entre socialisme et capitalisme ? L’un fait passer la distribution avant la création de richesse et la méprise, résultat il y a de moins en moins à distribuer. L’autre fait passer la création de richesse en premier, pour pouvoir distribuer, mais ne le fait pas très bien.
Le communisme (du latin communis = commun), est une forme ultime du socialisme, une doctrine instaurant une société sans classe (sauf politique comme dans tous les régimes) avec partage des biens matériels. Il a conduit les grandes civilisations du passé comme l’URSS et la Chine à l’appauvrissement des individus, de la morale, des libertés de ces pays qui en ont maintenant tiré les conclusions.
En Chine cela a commencé avec le refus du début de la mondialisation lors de la révolution industrielle à la fin du XIXe en se fermant aux influences étrangères, avec une apogée en 1949 pour se fissurer 50 ans plus tard.
Après avoir combattu pendant des décennies le capitalisme, la mondialisation libérale et prédit leur perte, voilà que le numéro un de ce pays, Xi Jinping a fait les louanges de ces autrefois démons il y a dix jours à Davos, repaire de capitalistes de la planète.
« Il est faux de faire de la mondialisation la cause des problèmes du monde, elle a favorisé la croissance mondiale, facilité le mouvement des biens et des capitaux et fait progresser la science et la technologie. Certes elle a créé des déséquilibres, mais ce n’est pas une raison pour la balayer ». « Nager dans le vaste océan des marchés mondiaux s’est avéré être le bon choix. »
Le virage a été payant créant de la richesse et augmentant le niveau de vie du plus grand nombre, avec un PIB multiplié par 25 en 25 ans, passant de 317 à 8027 dollars par habitant, faisant passer plusieurs centaines de millions d’habitants d’un quasi moyen âge à l’ère moderne.
Pourtant à l’inverse, de l’autre côté de l’atlantique on se referme et on croit qu’en se protégeant de cette mondialisation on s’en sortira mieux. Grave erreur ou expérience intéressante ? La fin du rêve américain et naissance du rêve chinois ? J’ai cru qu’une fois au pouvoir il serait plus pragmatique qu’en campagne, comme beaucoup d’américains je me suis trompé, il semble que ce soit l’inverse. Il est vrai que les américain ont voté contre la politique de sa concurrente conduisant au système français pas pour l’isolationisme. C’est ce qu’on appelle tomber de Charybde en Scylla. « Quand on pense sortir d’une mauvaise affaire, on s’enfonce encor plus avant ». (Jean de la Fontaine). Par ailleurs mobiliser un pays entier sur des idées fausses n’a jamais rien apporté de bon par le passé, bien au contraire. Pourvu que l’histoire ne se répète pas.
Et pendant ce temps, la France se la coule douce, évoluant inexorablement vers ce que j’appellerai un communisme doux où le parti unique est remplacé par la pensée unique, les gardes rouges par une évolution des mentalités qui introduit subrepticement un des sept pêché capitaux, la jalousie, afin que celui qui veut sortir du lot soit montré du doigt, dépossédé de ses biens, de ses libertés. Les règles économiques sont étatisées et planifiées, comme j’ai pu le voir (entre autres) dans une caisse au départ autonome et dirigée par ses affiliés, maintenant totalement sous tutelle. La responsabilité, la liberté d’action, la liberté de pensée et de parole disparaissent lentement mais sûrement.
