Lors de la réforme de 2011, trois syndicats criaient victoire prétendant avoir « sauvé » l’ASV selon leurs propres termes, VOUS faisant payer le prix de cette victoire (au prix fort) avec presque doublement des cotisations et division par deux des retraites.
J’étais le seul à vous dire « non l’ASV n’est pas sauvé, on vous ment, rendez-vous au prochain bilan ». Il paraît que je racontais n’importe quoi, ce qui m’a valu les foudres de ces syndicats et de la tutelle qui m’écrivait pour me demander de mieux expliquer cette réforme et de leur soumettre au préalable ce que je vous écrivais, pour ensuite m’éliminer comme je n’obtempérais pas.
Le 3 septembre 2016 est sorti un décret complétant comme je l‘annonçais cette réforme. Votre cotisation proportionnelle qui n’existait pas en 2011, passée de 0,167% (notons au passage la remarquable précision d’énarque, 3 chiffres après la virgule) du revenu en 2012 à 2,6% cette année, sera portée progressivement à 3,8% avec ce nouveau décret, pour équilibrer le régime qui ne l’était pas contrairement aux affirmations.
La création et l’augmentation de cette part proportionnelle ne dispense pas la part forfaitaire d’augmenter, passant de 4 140€ en 2011 à 4 850€ aujourd’hui, soit 17% d’augmentation en 5 ans. Total de la note : 5% de pouvoir d’achat en moins en peu de temps, appelé par certains « avantage social «. C’est sans doute pour cela qu’ils l’ont débaptisé en Prestation Complémentaire Vieillesse.
Pendant ce temps la valeur du point reste bloquée, toujours à 13€. Elle était de 16€ en 1997, soit une perte 23% en valeur + 31% d’inflation. Les menteurs affirmaient à l’époque être capables de maintenir l’ASV à 40% de la retraite globale, nous en sommes à 35%, dans 10 ans ce sera 32%, alors que la cotisation totale ASV va dépasser celle du RC. A cotisation presque égale l’ASV va donner 20% de moins, de moins en moins intéressant même pour les S1 compte tenu de la dégradation des contreparties.
Ces excellents gestionnaires se permettaient également de donner des leçons pour le régime complémentaire, mal géré à leurs dires. En 20 ans la cotisation du régime est passée de 9 à 9,6% du revenu, sa part dans la retraite globale passant de 40 à 45%, malgré un rapport démographique passé dans le même temps de 4 cotisant pour un retraité à 1,5, expliquant en partie les problèmes de l’ASV. Le tout mieux garanti, puisque le régime est totalement financé, alors que 50% des recettes de l’ASV viennent d’un tiers, qui se refinance très largement avec un chantage aux avantages conventionnels (cf règlement conventionnel minimum qui a fait peur à certains les poussant à signer récemment).
On va encore dire que je dis n’importe quoi, que je manipule les chiffres. Ils sont tous précis et vérifiables.
