L’assurance-maladie, a envisagé de le prendre en charge elle-même. Elle a renoncé en raison de « multiples obstacles juridiques, opérationnels et financiers ». Traduction : trop compliqué, trop lourd, trop cher.
Ce qui est trop compliqué et trop cher à réaliser peut alors l’être à la charge des professionnels de santé. Ainsi on leur propose dans le cadre des futures négociations de prendre en charge eux-mêmes cette usine à gaz, avec plusieurs options. La première serait « de les doter d’un système de suivi automatique des paiements » dans leur logiciel, une autre serait de « recourir à un opérateur intermédiaire pour lui confier la gestion des flux de facturation et des retours avec les organismes payeurs ». Si c’est si simple, pourquoi ne le font-ils pas ?
Espérons qu’ils ne proposeront pas en échange quelques euros pour l’ASV, ou quelques millions de plus pour faire tourner les syndicats.
Et si Monsieur Revel se tournait vers les assurés sociaux pour leur proposer de s’organiser eux-mêmes avec une carte de paiement de soins, fonctionnant comme une carte bleue et gérée par cet « opérateur intermédiaire » ? Son problème serait réglé.
